Dernière visite le vendredi 25 mars 2011
Construit au cœur de la cité médiévale à partir de XIIe siècle, le château de Nemours constitue l'un des rares châteaux de ville d'Île-de-France encore visible à l'heure actuelle. Il se dresse au bord du Loing.
D'abord propriété seigneuriale, puis ducale, il connaît de nombreux remaniements au fil des siècles. Au XVe siècle la famille d'Armagnac le fait restaurer tandis qu'en 1673, Philippe d'Orléans, devenu propriétaire grâce à son frère Louis XIV, organise les travaux qui donneront au château l'allure qu'il conserve encore actuellement.
Après la Révolution, le château devient propriété de la ville. Et ce n'est qu'en 1903, après restauration qu'il est transformé en musée par un comité présidé par le sculpteur nemourien Justin-Chrysostome Sanson. A l'origine, la collection sont composée d'œuvres de l'atelier de Sanson, du peintre Ernest Marché (1864-1932), et de l’imprimeur en taille-douce Adolphe Ardail (1835-1911).
Son fonds s'étoffe grâce à différents dons (archéologie locale, sciences naturelles, tapisseries, faïences révolutionnaires). Depuis, le musée est remarquable pour sa collection d'arts graphiques (estampes, dessins, photographies), de peintures et de sculptures emblématique de l’art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Une exposition temporaire consacrée à un sculpteur natif de Nemours, Justin-Chrysostome Sanson (1833-1910), lauréat du Grand Prix de Rome en 1861.
Henri-Charles Daudin : Portrait du sculpteur J.C. Sanson dans son atelier parisien (1893)
-Ulysse ramenant Chryséis à son père. Haut-relief en plâtre. Œuvre réalisée pour le Prix de Rome (1861 - dépôt de l’ENSBA) 
-Le Danseur de Saltarello (1865). Plâtre original patiné. Une des oeuvres les plus célèbres de Sanson (elle a été réalisée pendant son séjour à Rome).Au premier étage
La Douleur. Plâtre (1870)Jeanne d’Arc sur le Bûcher. Plâtre (1902)La Source (1902). Plâtre et bronze.
Les peintures de la collection permanente sont quasiment impossible à voir car les expositions temporaires occupent toujours l'espace disponible, et les tableaux restent dans les réserves...
La plupart des toiles datent de la fin du 19e s., ou du début du 20e s. Je me contenterai d'en signaler quelques-unes.
Jean II Benner (1836-1909) : Briséïs pleurant sur le corps de Patrocle (Salon des Artistes Français 1878)
Louis Maurice Boutet de Monvel (1851-1913) : La Leçon avant le Sabbat. (Salon des Artistes Français de 1880).
Amédée Buffet (1869-1934) : La Messe à l'abbaye de Saint-Arnould, Trouville. (Salon des Artistes Français, 1899)
Gaëtan Jean Commergnat (1867-après 1922) : Rapace attaquant un coq.
Johannes Martin Grimelund (1842-1917) : Village de pêcheur au crépuscule, Norvège.(1904)
Jean-Jacques Henner (1829-1905) : Le Christ mort (étude pour Le Christ au linceul)
Alexandre-Ferdinand Kreutzer (vers 1860-1917) : Solitude, forêt de Fontainebleau (Salon des Artistes Français, 1906)
Gaston-Ernest Marché (1864-1932) : Vue de Larchant au crépuscule.
Gaston-Ernest Marché (1864-1932) : Le château de Faÿ vu de l'esplanade.
Georges Moteley (1865-1923) : Jour de Toussaint dans les hameaux de Clecy, Calvados (Salon des Artistes Français de 1901)
Edouard Toudouze (1848-1907) : Etudiant du Moyen Âge. Etude pour les décors de la Sorbonne.Et quelques toiles orientalistes
Paul Leroy (1860-1942) : Le Mendiant aveugle de l'Oasis d'El Bordj (1890)
Gaston-Ernest Marché (1864-1932) : Femmes arabes au bord d'un Oued (Algérie)
Prosper Marilhat (1811-1847) : Mosquée en Basse Egypte.
Achille Varin (1863-1948) : Rebecca à la fontaine (Mention Honorable au Salon des Artistes français de 1896)Quelques sculptures :
Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) : Jean-Jacques Rousseau herborisant.
Dans l'église St Jean-Baptiste de Nemours
Justin Chrysostome Sanson (1833-1910) : Piéta. Bronze. (plâtre original présenté au Salon de 1876). 





































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