mercredi 25 février 2015

02d - Mes Conférences

Une nouvelle rubrique :

Dans le cadre de l'ACORFI, association franco-italienne d'Orléans, je participe à son animation en faisant une conférence chaque année sur un sujet touchant à l'art italien. Claude Viviani, adhérent de longue date de cette association, a mis en forme les images, et a assuré l'enregistrement sonore. Merci à lui.
Ne vous inquiétez pas, seules les 2 ou 3 premières phrases sont en italien (accent approximatif) - après, les commentaires sont en français.
Les liens permettent d'accéder aux diaporamas sonorisés.


Février 2013 - Artemisia Gentileschi (1593 – 1654)

Artemisia Gentileschi - Première femme célèbre de l’histoire de l’art 
– Ses combats – Sa gloire





La galerie Borghese et ses collections
Achat des antiques par Napoléon 1er 

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Février 2015 - La Basilica San Marco di Venezia 
Le montage son-image a été réalisé par Marie-Chantal Chalot

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Etude d'un tableau de Mattia Preti



Une toile caravagesque de Mattia Preti au musée d’Orléans
St Paul et St Antoine, Ermites dans le Désert
Par Jean-Louis Gautreau 

Mattia Preti (Taverna, 1613 - La Valette, 1699) : St Paul et St Antoine, Ermites dans le Désert.
1,79 x 1,25 m. St Antoine d’Egypte à gauche, St Paul de Thèbes à droite.

Le musée des Beaux-Arts d’Orléans a consacré une salle aux peintures qui manifestent l’influence de Michelangelo Merisi da Caravaggio, que nous appelons communément Le Caravage. Parmi ces peintres caravagesques, ou ayant reçu l’influence du maître, nous trouvons Antonio de Bellis (nous avons étudié cette toile dans le bulletin n° 31, 2011), Guido Reni, Annibale Carracci, une importante œuvre de jeunesse de Diego Rodríguez de Silva y Velázquez, et Mattia Preti qui est représenté par une belle œuvre : St Paul et St Antoine, Ermites dans le Désert.

Quelle est la provenance de ce  tableau ?
Après la bataille d’Eckmühl, Napoléon entra dans Vienne en mai 1809. Par le traité de Vienne qui mit un terme à la campagne autrichienne de Napoléon, la galerie de peinture autrichienne installée au Palais du Belvédère devait céder un certains nombre de tableaux.
Avant l’arrivée de Napoléon, Heinrich Füger, directeur de la galerie de peinture viennoise, avait réussi à envoyer à l'étranger, pour leur sauvegarde, la majeure partie des toiles les plus précieuses de la collection. Les pièces restantes étaient considérées comme moins importantes.
Malgré ces mesures d’évacuation, Dominique-Vivant Denon, directeur du Musée Napoléon (ce musée deviendra le musée du Louvre), fut capable de saisir environ 404 peintures de la galerie du Belvédère, pendant l’été 1809.
Les œuvres choisies par Denon furent emballées dans 63 caisses en bois qui arrivèrent à Paris à la fin d’octobre. Le tableau de Mattia Preti fit partie de cet envoi, il entra en 1810 au musée Napoléon. Il s’agit donc d’une saisie napoléonienne.
Après la défaite finale de Napoléon en 1815, commença un long processus de restitution. Curieusement, lors de ces restitutions, le tableau de Mattia Preti est resté au Louvre (40 autres œuvres n’ont pas été rendues). Le 20 novembre 1872, il est envoyé en dépôt au musée d’Orléans.

Le peintre
Mattia Preti (Taverna, 1613La Valette, 1699) dit aussi il Cavaliere Calabrese est un peintre italien de l'école napolitaine, qui a aussi été très actif à Malte.
Cet peintre caravagesque, a été extrêmement célèbre à son époque. Il est né dans la petite ville de Taverna en Calabre, d’où son surnom « Il Calabrese ». On dit qu’il a fait son apprentissage dans l’atelier du peintre caravagesque Giovanni Battista Caracciolo.
Probablement avant 1630, Preti rejoignit son frère Gregorio (également peintre), à Rome, où il devint familier des techniques de Caravage et de son école, ainsi que du travail de Guercino, Rubens, Reni, et Giovanni Lanfranco.
Vers 1641, il est fait Chevalier dans l’Ordre de St Jean de Jérusalem, sur la recommandation du pape Urbain VIII. En 1650-51, il reçoit la commande d’importants ensembles de fresques à Rome et Modène. Durant les années 1653-1659, il travailla à Naples, où il fut influencé par l’autre peintre napolitain majeur de cette époque, Luca Giordano.
Il s’établit à Malte vers 1659, pour près de quarante ans. Il y travaillera la majeure partie du reste de sa vie. On trouve des tableaux de Preti dans de nombreuses églises baroques des villages de Malte, ainsi que dans l’île de Gozo.
Sur fond de très beaux clairs-obscurs, il représente les scènes sacrées transposées dans la vie simple de tous les jours, ramenant ainsi les personnages de la Bible et du Nouveau Testament à la dimension des humbles.
Son œuvre la plus célèbre est la décoration de la voûte de la co-cathédrale Saint-Jean, à La Valette (actuellement Valletta, capitale de l’île de Malte) qui retrace l’histoire de saint Jean. Il réalisa gratuitement cet ensemble de fresques, travail considérable qui dura cinq ans. Il a peint également plusieurs des retables répartis dans les chapelles latérales.
Grâce à sa réputation croissante, il reçut des commandes de toute l’Europe.

Le sujet
Saint Antoine d'Égypte (251- vers 356) est  considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien. Né en Egypte (Fayyoum) dans une famille Copte d’assez riches agriculteurs fervents chrétiens, il devient orphelin à dix-huit ans. A l'âge de vingt ans, il prend l'Évangile à la lettre, et distribue tous ses biens aux pauvres ; en 285, il part vivre en ermite en plein désert, imitant les nombreux anachorètes qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté aux alentours des bourgs. Là, il subit les tentations du Diable, mais Antoine résiste à tout, et ne se laisse pas détourner par les visions enchanteresses qui se multiplient.
Saint Antoine s'éloigne davantage pour s'isoler. Il va en Thébaïde (région de Thèbes) où il est vénéré par de nombreux visiteurs, pour ses conseils de sagesse.
A l’âge de 90 ans, St Antoine apprend, par révélation pendant son sommeil, qu’il y a dans le désert un moine plus parfait que lui. Aussitôt, il se met en marche. Il rencontre un loup qui le conduit à la cellule où saint Paul de Thèbes, premier ermite, s’était retiré, il y avait environ 60 ans. Mais Antoine trouve la porte fermée. Paul ne veut voir aucun être humain. Enfin, Paul cède à l’insistance d’Antoine, et les deux ermites tombent dans les bras l’un de l’autre, et s’entretiennent des choses de Dieu. Quand l’heure du repas arriva, un corbeau apporta une double ration de pain ; il pourvoyait habituellement à la subsistance de Paul. Ce dernier mourut peu de temps après le départ d'Antoine (vers l’an 340).

Les reliques de saint Antoine sont conservées dans l’église abbatiale de la belle Abbaye de St Antoine, à St-Antoine-l’Abbaye (près de Saint-Romans, Isère).

Etude de la toile
Le tableau décrit un moment précis de la rencontre entre Antoine et Paul. Paul a accepté de recevoir Antoine, ils ont certainement déjà échangé quelques propos et ont pris conscience de la convergence de leurs méditations, et de leurs recherches spirituelles. Tous deux lèvent les yeux vers cette violente lumière qui les éclaire et les éblouit. Devant cette lumière qui est certainement d’essence divine, les deux hommes, les bras écartés, manifestent leur surprise, leur admiration, et semblent en contemplation, en extase, devant une vision céleste qu’ils partagent.
Dans l’angle supérieur droit, un corbeau apparaît dans la seule ouverture sur le ciel. Perché sur une branche de l’arbre dont on devine le tronc derrière les têtes des deux saints, il tient en son bec une miche de pain qu’il leur destine.
Paul (à droite) vu  de trois-quarts arrière, est assis ; partiellement dénudé, il semble porter, selon la tradition, une tunique faite de feuilles de palmier tressées par lui-même. Son corps légèrement décharné évoque sa vie ascétique. Face à lui, Antoine, vêtu d’une simple bure noire, lève les yeux et les mains vers le ciel. Les pieds nus des deux hommes sont salis par la marche. Les deux saints ne sont pas idéalisés, les visages sont certainement peints d’après un modèle vivant ; il est même possible que ce soit le même modèle, vu sous deux angles différents.
La gamme chromatique est très réduite. L’ensemble de la toile est traitée dans un camaïeu de bruns et d’ocres, en accord avec l’austérité du sujet. L’aspect doré du vêtement de Paul en feuilles séchées et tressées est souligné par un tissu « blanc » qui couvre le haut de sa cuisse. Chaque détail rappelle la vie rustique que mènent les deux hommes.

L’organisation des éléments éclairés est très intéressante.
C’est une toile typiquement caravagesque, caractérisée par de violents contrastes de lumière. Les parties dénudées des corps - les visages, les mains, les jambes et les pieds - sont violemment éclairées.

Ce qui m’a toujours fasciné dans ce tableau, c’est le fait que ces zones éclairées constituent un réseau de lignes agencées de façon très géométrique. Si l’on relie le visage de saint Antoine et ses deux mains, on obtient aisément un triangle isocèle, et le plus long côté du triangle passe par la tête de Paul. Un première grande oblique est marquée par le bras gauche de Paul ; mais elle part de la main gauche d’Antoine et se prolonge jusqu’à la main gauche de Paul. Une seconde oblique, parallèle à la première, suit la cuisse gauche de Paul et se poursuit jusqu’au pied droit d’Antoine. Une oblique, perpendiculaire aux deux premières relie la main gauche de Paul et sa cheville gauche, en passant par sa jambe. Une dernière petite oblique est indiquée par son pied gauche. Ce jeu de lignes perpendiculaires en zigzag est tout à fait étonnant, et il oblige l’œil du spectateur à parcourir toute la surface de la toile.
Il serait probablement possible d’affiner la recherche sur la composition remarquable de cette toile.

Chaque fois que je passe devant ce tableau, je m’arrête quelques instants pour le contempler. Les raisons sont diverses : même si les circonstances de sa présence à Orléans sont discutables, son histoire et sa provenance prestigieuse présentent un intérêt majeur ; mais aussi le fait que cette œuvre typiquement caravagesque soit illustrée par ces spectaculaires zones de lumière qui structurent la toile avec une vigueur, une rigueur et une sobriété exceptionnelles. Quel talent !

samedi 1 novembre 2014

BAYEUX - MAHB

Le musée d'art et d'histoire Baron Gérard (MAHB)

Le musée d'art et d'histoire Baron Gérard (MAHB) est l'un des trois musées de la ville de Bayeux.
Le musée a été créé en 1900, à la suite de l'importante donation qu'effectue en 1899 Henri-Alexandre Gérard, neveu et unique héritier du peintre François Gérard. La collection constituée par ce grand amateur d'art est le noyau du fond de peintures du XIXe siècle du musée avec notamment des œuvres de Jacques-Louis David, Antoine-Jean Gros, et Gérard lui-même. Le musée installé dans les parties les plus anciennes de l'ancien palais épiscopal de Bayeux (XIe-XVIe siècle) est fermé à partir de 2001 pour être entièrement redéployé. Sa réouverture le 23 mars 2013 est marquée par le doublement de sa surface d'exposition dans un palais épiscopal entièrement restauré, auquel s'associe une extension contemporaine. Les collections dialoguent ainsi avec les parties les plus prestigieuses de l'édifice : salles basses d'époque romane, chapelle épiscopale de la première Renaissance française, et son important cycle de peintures murales du XVIIe siècle, ancienne salle des audiences du tribunal avec son mobilier original des années 1840. Doté du label « musée de France », il porte, depuis sa réouverture, le nom de MAHB Musée d'art et d'histoire Baron Gérard.

Le parcours muséographique se développe sur 1 700 m2 :
-600 œuvres d’art dont 250 peintures et estampes, avec des œuvres majeures signées Philippe de Champaigne, François Boucher, Gustave Caillebotte, Eugène Boudin, Kees Van Dongen.
-1 000 pièces de porcelaine et de dentelle de Bayeux
-800 pièces archéologiques et ethnographiques.

Le nouveau musée intègre avec élégance des éléments d’architecture médiévale. Les salles sont lumineuses, avec des effets de transparences, des échappées visuelles très originales ; on accède à certaines salles « aériennes » par de petites passerelles. Ce musée est une merveille, et les collections sont magnifiquement présentées.

Visite le dimanche 19 octobre 2014

Dans les salles d’archéologie :
Objets archéologiques gallo-romains  très bien présentés


Michel Corneille : Scène antique

Benjamin Ulmann (1829-84) : Caton expulsé du Sénat.
Nicolas Joseph Vergnaux : St Exupère et le druide du mont Phaunus

Andrea Locatelli (1693-1741) : Paysage romain. Elégante composition verticale.
Alfred Guillard : La Reine Mathilde travaillant à la « Telle du Conquest »
Ec. florentine (XVe) : Adoration des Mages.

Salle médiévale

Ec. Florentine (XVe) : Vierge aux deux anges. Vierge allaitante : la Vierge presse son sein et projette un jet de lait vers la bouche de l'enfant. A l'arrière plan, à gauche, deux anges : l'un regarde l'enfant, l'autre Marie ; leurs regards se croisent. Très belle œuvre dans l'esprit de Botticelli.
Ec. hollandaise (15e) : Vierge à l’Enfant
Ecole de Sienne (XVe) : Vierge à l'enfant et deux anges.

Rémy-Eugène Julien (1797-1868) : La Bataille de Formigny (en 1450).

La Renaissance
Josse II de Momper : Paysage de Montagne
François II Bunel (16e) : La Commedia dell’Arte. Bal costumé sous Charles IX

Frans Floris : L’Education de Jupiter

Girolamo Marchesi de Cotignola (XVIe) : La Mort de Cléopâtre (ancienne coll. Campana)

Hans van Aachen (d’après – 1552-1616) : Le  Jugement de Pâris
Hans Brosamer (1480-1554) : Portrait d’un jeune Homme (1528)
Ec. de Holbein : Portrait présumé de Thomas More

Louis de Caullery : Christ en croix entre les deux larrons
Ec. de Clouet (XVIe) : Portrait du Connétable Anne de Montmorency.

Ec. flamande (fin 16e) : La Pentecôte. sur cuivre 

Francesco da Ponte, dit Bassano : Esaü vendant son droit d’aînesse
Ec. hollandaise (17e) : Portrait dit d’Arminius
Gillis Coignet (1538-1599) : Vanité. De la richesse, de la gloire, du pouvoir, du plaisir. Grande composition
J.-Michel Pilart : Fleurs
Ec. française (17e) : Portrait du baron de Salvert

Pierre Lafaye (17e) : Gisants du Seigneur de Ryes et de son épouse

Premier étage

Luigi Secchi : Buste du cardinal de Richelieu
Pierre-Nicolas Huilliot (1674-1751) : deux Vanités.
-Objets servant à l'étude (un globe et des livres) - Instruments de musique (et une bourse avec des cartes).

Abraham Bloemaert : 2 petits panneaux.
-L’Adoration des Bergers – La Résurrection
Ec. française, d’après La Hyre : Défaite des Anglais en l’île de Ré. Ancien décor du palais des évêques
Charles Beaubrun (entourage) : Portrait d’une princesse en Ste Agnès
Ec. française : Le Mariage mystique de Ste Catherine

Sébastien Bourdon (Montpellier 1616-71) : La Charité romaine.

Philippe de Champaigne (1602-74) : Les Têtes de St Pierre et St Paul. Deux têtes coupées posées sur une table, accompagnées des attributs des saints, une clé et une épée.

Philippe de Champaigne : Vierge à la Grappe
Jacques Courtois : Choc de cavalerie
Jacques d’Arthois : Entrée d’une Forêt

David Teniers II (1610-90) : deux pendants.
-Paysage avec Cascade – Paysage au fond d’une gorge.
David Teniers II (entourage) : Orgie flamande

François Snyders (1579-1657) : Nature morte. Gibier et légumes.

Ancienne salle du tribunal de Bayeux (19e)

Joachim Rupalley (1713-80) : Portrait de Mgr Pierre-Jules-César de Rochechouart, évêque de Bayeux de 1753 à 1776.

Ancienne chapelle des évêques (16e-19e) - transformée en salle de délibération du jury.
Inspirée de Zuccaro : La Conversion de St Paul


Salle  9 - XVIIIe s.
Jean Raoux : Vestale portant le feu sacré

François Boucher (1703-70) : La Cage. Scène galante entre un jeune homme et une jeune fille. Vivacité des couleurs ; beau travail des tissus ; gracieux mouvement des deux personnages
Alexandre François Desportes (1661-1743) : Chasseur au repos.

Pierre-François Delauney (1759-89) : Autoportrait au chapeau. (en haut, à droite)
-Portraits de M. et de Mme Anfrye. Deux toiles.
-Les Boudeurs


Salle 10 – Salle Baron Gérard - XIXe

Robert Lefèvre (Bayeux 1756-1830) : Autoportrait 
Robert Lefèvre : Jeune personne en Bacchante - Vénus et Amour – Portrait de femme - Mme Lefèvre – Portrait de Manuel

Baron François Gérard (1770-1837) : Elève de David.
-Portrait du Dr Antoine Dubois
-Portrait du maréchal Jacques Law, marquis de Lauriston (1823)
-Saül effrayé par l'ombre de Samuel. Esquisse.
-Portrait du Dr Joseph Soubervielle

Baron François Gérard : Hylas et la Nymphe. Belle composition néoclassique.
Hylas, prince de la mythologie et ami d'hercule, fait partie des Argonautes (Jason). Au cours d'une escale sur la côte de Mysie, il disparaît, enlevé par les nymphes d'une fontaine. Hercule, qui l'aimait, part à sa recherche, et manque le départ du navire de l'expédition, en quête de la Toison d'Or. 
Constance Mayer : Phrosine et Mélidore

Jacques-Louis David (1748-1825) : Le Philosophe.
Glaive de l’Ecole de Mars réalisé par Jacques-Louis David 

Baron Antoine Jean Gros (1771-1835) : Sapho. Scène nocturne. A gauche, la lune se reflète sur la mer ; Sapho s'apprête à se jeter dans le vide. Camaïeu verdâtre.

Marie-Guillemine Benoist : Le général Raphaël de Casabianca en costume de Sénateur
Pierre-Narcisse Guérin () : Clytemnestre s’apprêtant à tuer Agamemnon. Format intermédiaire ; petite esquisse à Orléans – Grand format au Louvre.

Alexandre Menjaud : Portrait de Mme Genas-Duhomme

Pierre-Adrien Graillon : Agonie du maréchal Lannes sur le champ de bataille d’Essling (1843). Terre cuite.


Salle consacrée à la dentelle de Bayeux

Louis Frédéric Panchet : La Dentellière

Ec. française (19e) : Portrait d’Emile Lefèvre, collégien à Caen

Léon Gustave Ravanne (1854-1904) : La Vente du poisson à Grandcamp. Lumineux.


Salle Caillebotte

Marguerite Godin : Scène champêtre. Avec 3 enfants
-Grisilédis

Victor Gabriel Gilbert (1847-1933) : La Demoiselle. Rue de Paris, sous la pluie.
Gustave Moreau de Tours (1848-1901) : Maternité.
Henri-Jules-Jean Geoffreoy (1853-1924) : Enfant pauvre.

Jules-Louis Rame (1855-1927) : Plusieurs œuvres et études. Paysage de neige.
Camille Corot (1796-75) : Paysage aux trois peupliers.
Eugène Boudin (1824-98) : Rue de Fervaques.
Albert-Charles Lebourg (1849-1928) : Quais à Paris - Paysage. Rue de Meudon

Gustave Caillebotte (1848-93) : Portraits à la campagne. Grande et très belle toile. Quatre femmes, assises dans un jardin, lisent, cousent ou brodent sans communiquer entre elles. Trois femmes âgées, vêtues de noir ; au premier plan, à gauche, une jeune femme, vêtue de bleu, vue de trois-quarts arrière. Une tache de jaune-orangé sur le store ; une tache de vert du banc ; une tache de rouge du massif de fleurs. Evoque formidablement l'éducation compassée d'une certaine bourgeoisie de province.
Henri-Edmond Cross, dit Delacroix (1856-1910) : Fleurs dans un Vase

Charles Alexandre Coessin de la Fosse : Le Vieillard et les 3 jeunes Hommes

Grand mur couvert de tableaux de petits maîtres
Victor Théophile Tesnière (1820-1904) : L'ancien port de Caen.
Rudolphe Ribarz (1848-1904) – Edouard-Aimé PilsHenri PlaceGeorges Michel – Gaspard Jean Lacroix
Albert-Félix-Justin de la Cour, comte de Balleroy (1828-73) : Scènes de chasse.
Etc.

Louis Claude Mouchot (1830-91) : Rue du Caire.
Philippe-Auguste Jeanron : L’île de Calypso

Eugène Fromentin (1820-76) : Le Nil.

Paul Alexandre Protais : La Garde du drapeau

François auguste Biard : Kayaks esquimaux, le Baiser
François auguste Biard : Chasseurs norvégiens au Spitzberg


Salle des porcelaines de Bayeux


Salle du XXe s.
Marie-Auguste Ménard : Nausicaa
Jules-Louis Rame : Sous-bois – Vallée du Laizon

Amy-Katherine Browning : Le Châle rouge (1912)

Suzanne Duchemin : Portrait d’une Dame au petit chien blanc
Françoise Imbert – Jacques Deshaies – Claude Quiesse – Jacques Pasquier – etc.
Estampes de Dado – Alain Janne – etc.

Et d’autres œuvres :
Heinrich Trippenmeker, dit Aldegrever : Loth et ses filles. Très belle et très fine gravure.
Hans Brosio (1506-54) : Portrait d’un jeune Homme.

Paul Bril (1554-1626) : Famille en voyage.
Carlo Cignani (1628-1719) : Ste Famille.
Pierre Mignard (1610-95) : Une princesse de Maison royale. Une petite fille, avec un agneau à ses pieds, tient une couronne de fleurs.
J.-Baptiste Blain de Fontenay (1653-1715) : deux pendants. Vases de fleurs.
Louis-Jean-François Lagrenée (1725-1805) : Génies des Arts inspectant un porte-folio.
Alexis Grimou (1680-1740) : Portrait de l'acteur Le Kain.
Pierre Gobert (1662-1744) : Mlle de Conti.

Joseph Robert Fleury (1797-1890) : Jeux d'enfants.
Michel Martin Drölling (1786-1851) : Le duc de Nemours. Jeune garçon bouclé.
Charles Chaplin (1825-91) : Rue d'Auvergne.
Jacques-Raymond Brascassat (1804-67) : Sous-bois - Le Taureau